Los Cabos: Abandon de Bresson

17 mar

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Jérôme Bresson a été contraint à l’abandon durant la portion course à pied du Ironman de Los Cabos, au Mexique, dimanche.

L’athlète de 30 ans se sentait mal dès l’aube. “J’étais crispé avant même d’entrer dans l’eau. Je me demandais ce que je faisais au milieu de tout ces enragés sur la ligne de départ. Une natation médiocre a suivi et je n’avais pas les meilleures sensations sur les premiers 90 km de vélo, même si les watts étaient là.”

Bresson a ensuite pris du plaisir sur la deuxième portion du vélo et sur le premier tiers du marathon avant de manquer de ressources physiques. “J’aurais vraiment aimé terminé, mais à un certain point, je ne pouvais compenser les pertes de sodium, même si j’ai pris toutes mes capsules de sel.”

Jérôme considère qu’il a mal récupéré de son dernier mois d’entraînement, ayant pris le pari de s’offrir une seule semaine de surcompensation (repos) avant ce premier Ironman de l’année.

“Il faut vraiment diminuer la puissance de travail dans ces conditions extrêmement chaudes si on veut aller jusqu’au bout”, de conclure celui qui sera probablement du départ du Ironman 70.3 Eagleman, au début du mois de juin.

Jérôme Bresson retourne chez les pros

15 mar

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Après une année en groupe d’âge qui l’a mené jusqu’à une dixième place chez les 30-34 ans au Ironman d’Hawaii, Jérôme Bresson a retrouvé des conditions d’entraînements optimales qui lui permettent de retourner sur le circuit professionnel.

À quelques heures du Ironman de Los Cabos, au Mexique, l’athlète d’Acton Vale se sent d’attaque, lui qui a quitté le Québec il y a déjà plus d’un mois. « J’ai d’abord passé deux semaines à Cuba. Ma fille, ma conjointe et ma soeur sont venues me rejoindre la deuxième semaine.

J’ai fait beaucoup d’intensité dans les trois sports la première semaine en accumulant quand même 36 heures d’entraînement ! La deuxième semaine était plus dure sur la récupération car j’ai fait un peu de tourisme avec les filles entre les entraînements ! »

Il a ensuite poursuivi sa préparation au Mexique, bientôt rejoint par plusieurs triathlètes du Québec. «Déjà, en ce début de saison, je me sens plus en forme qu’à Hawaii l’an dernier. J’ai perdu un peu de poids, mes douleurs à la jambe reviennent de moins en moins souvent et j’ai déjà pu effectuer de très gros entraînements, comme un marathon complet (une première) et au moins deux sorties de vélo de plus de 220 km, en plus de beaucoup d’entraînements de qualité. »

Jérôme Bresson est donc sur la bonne voie, lui qui dit avoir retrouvé la confiance et le plaisir à l’entraînement. À l’aube de son premier Ironman de l’année, il vise un top 10. « C’est très chaud et sec ici. On se déshydrate sans s’en apercevoir, ça va être toute une course et il y a du calibre !! »

Pour le reste de la saison, l’objectif sera de bien gérer la fatigue, lui qui attaquera de 3 à 4 Ironman cette année (Cœur d’alene et Mont-Tremblant sont au programme, alors que Lake Tahoe est incertain).

Bonne saison Jérôme, c’est parti !!

Calendrier 2013

12 mar

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À quelques jours du début de la saison, voici un aperçu de la saison des membres de l’équipe !

Bresson chez les pros

Jérôme Bresson cassera la glace pour l’équipe Merrell supportée par Garneau en effectuant son retour dans la catégorie professionnelle à l’Ironman de Los Cabos le 17 mars prochain. Il concentrera ensuite ses efforts sur l’Ironman de Cœur d’alene en juin et sur celui du Mont-Tremblant en août. Il prévoit peut-être se rendre au premier Ironman du Lake Tahoe en septembre pour conclure la saison.

Gigou retarde ses débuts

Pierre-Yves Gigou devait être du départ à Los Cabos, mais en raison d’une blessure à la main, il débutera plutôt au championnat du monde longue distance ITU qui aura lieu à Belfort (France) en mai. Il sera le seul homme à défendre les couleurs du Canada dans la catégorie Élite.

De retour sur le continent nord-américain, il s’attaquera ensuite à l’Ironman de Mont-Tremblant en août dans la catégorie amateur afin de défendre son titre. Par la suite, son principal objectif est de remporter le titre de champion du monde des 25-29 ans au Ironman d’Hawaii. L’an passé, il était toujours en tête de sa catégorie à 10km de l’arrivée, puis avait finalement manqué d’énergie pour échouer à 20’’ du podium.

Nos filles attaquent !

Nos recrues féminines n’entendent pas chômer à leur arrivée dans l’équipe.

Brooke Brown débutera sa saison avec les Ironman 70.3 d’Hawaii et de Mont-Tremblant. Après quelques courses locales en juillet, elle coursera au 70.3 de Benton Harbor début août avant de participer soit à Ironman Canada à la fin du mois. Elle prendra ensuite le départ d’une course par mois, soit le 70.3 de Muskoka en septembre, celui de Austin en octobre et pour finalement conclure avec Ironman Arizona en novembre.

Pour sa première saison consacrée uniquement au triathlon longue distance, Mireille Rodrigue a choisi de débuter par le demi-Ironman Rev3 de Quassy, au connecticut et le 70.3 Tremblant, en juin. Ensuite elle se concentrera sur le 70.3 Timberman en aoùt avant d’attaquer le Rev3 du Maine deux semaines plus tard.

En ce qui concerne Julien Biboud et Frédéric Boivin, il est impossible de connaître leur calendrier à l’heure actuelle.

Leur vie professionnelle est plus contraignante cette année, et par conséquent ils seront sur les courses de manière plus aléatoire. L’équipe continue toutefois de soutenir ces athlètes au potentiel exceptionnel qui sauront sans aucun doute nous surprendre dans le courant de l’été.

L’équipe Merrell soutiendra Mireille Rodrigue dans sa transition vers les épreuves de longue distance

3 déc

Nous sommes fiers de vous présenter l’une de nos recrues pour la saison 2013.  Cette semaine, voici Mireille Rodrigue.

Mireille a derrière elle 6 années d’expérience en triathlon courte distance « drafting ». Elle s’est particulièrement démarquée sur les coupes du Québec Élite en obtenant de nombreux podiums. De plus, celle-ci a participé à la Coupe Panaméricaine à Dallas en 2012, où elle a terminé en 5e position. Toujours en 2012, elle participe à la Coupe du monde à Edmonton et obtient une 14e position, et une 10e position pour le Championnat Canadien lors du même évènement. Finalement lors de la Coupe panaméricaine à Magog, elle se classe 6e et remporte le Championnat québécois Élite Senior.

Mireille se prépare à relever de nouveaux défis en s’orientant vers des distances plus longues, des demi-ironmans. Avec un temps en 2011 de 4h37 sur le demi à Montréal, son entraîneur Pierre-Yves Gigou est optimiste pour la saison à venir!

Bienvenue et bonne chance à toi!Image

Une première femme intègre l’équipe Merrell : Brooke Brown

16 nov

L’équipe Merrell accueille plusieurs recrues pour la saison 2013. Cette semaine, nous avons l’honneur de vous présenter la triathlète Ontarienne Brooke Brown.

Brooke a réalisé une saison 2012 exceptionnelle chez les amateurs. Elle a remporté le championnat Américain de 70.3 au Texas (10e au général), puis, toujours au Texas, elle a récidivé  sur la distance Ironman (6e overall). Finalement, elle s’est à nouveau illustrée lors de l’Ironman de Mont-Tremblant où elle a dominé chez les amateurs et a terminé 4e au classement général. Au championnat du monde Ironman, une blessure musculaire l’a malheureusement contrainte à abandonner lors de la section course à pied alors qu’elle était en 6e position chez les amateurs.

 

L’an prochain, l’athlète entraînée par Barrie Shepley va courir dans la catégorie professionnelle.  La prochaine compétition de Brooke sera l’Ironman de Los Cabos, le 17 Mars 2013.

 

Bienvenue Brooke ! Image

Ironman d’Hawaii: Gigou et Bresson dans le top 100

16 oct

Pierre-Yves Gigou et Jérôme Bresson ont obtenu le 48e et le 74e rang au championnat du monde d’Ironman, samedi dernier. Ils ont respectivement terminé 6e et 10e de leur groupe d’âge en 9h16min et 9h22min.

C’est sous des vents violents et une chaleur intense que s’est déroulée cette course reconnue pour être l’épreuve d’endurance d’une journée la plus difficile au monde.

Après des temps de nage suffisants pour sauver les meubles, Gigou et Bresson ont attaqué fort sur le vélo pour se retrouver dans les premiers de leur catégorie. “Les conditions étaient difficile à vélo, comme je l’espérais. La montée vers Hawi, avec ce vent de fou, fut particulièrement éprouvante”, déclare Bresson.

Les deux athlètes de l’équipe Merrell sont parvenus à limiter la casse à la course à pied malgré des conditions torrides. “Je n’ai jamais réussi à trouver de bonnes sensations et j’ai énormément souffert de la chaleur. À ce niveau là, ça ne pardonne pas”, constate Gigou au terme d’un marathon de 3h18min.

Dion s’accroche

La course de Tommy Dion n’a pas connu le dénouement espéré. “J’ai eu de gros maux de ventre à la natation et j’ai dû m’arrêter quelques fois. Une fois sur le vélo, le vent était épouvantable et une douleur au pied m’empêchait d’appuyer sur une pédale sur le chemin du retour, témoigne Dion. J’ai ensuite connu un bon départ en course à pied, mais mon corps m’a laissé tomber au 25e km.”

Le jeune homme de 24 ans n’a jamais baissé les bras dans ce qu’il qualifie de “plus dure course de sa vie” pour terminé l’épreuve en 10h26min, prenant le 28e rang chez les 18-24 ans.

La poisse pour Boivin

Frédéric Boivin n’aurait pu imaginer pire scénario. Celui qui visait une place d’honneur chez les 18-24 ans à ces championnat du monde a vu sa course prendre fin après qu’une compétitrice eu endommagé son vélo en chutant juste devant lui dès les premiers hectomètres de la portion vélo.

“J’ai pu continuer un moment avant que ma chaîne ne se casse, soutient Boivin. C’est un terrible dénouement pour moi mais j’essaie de rester positif. J’étais dans la meilleure forme de ma vie et je n’ai pu m’exprimer à ma juste valeur. J’ai nagé de façon conservatrice et j’avais des jambes de feu.  J’aurai d’autres occasions de me faire valoir prochainement…”

L’équipe Merrell supportée par Louis Garneau est donc bel bien lancée et c’est maintenant l’heure du repos avant de préparer la saison 2013.

À bientôt et merci pour votre support!

Entrevue: Pierre-Yves Gigou

12 oct

À une semaine de la grande messe du triathlon, l’Ironman d’Hawaii, l’équipe Merrell s’est entretenue avec ses 4 athlètes qui seront au départ, samedi le 13 octobre prochain. Ils en sont tous à leur 2e présence au championnat du monde. Nous en avons profité pour faire un retour sur leur saison, discuter de leur préparation à l’épreuve et leur soutirer quelques précieux conseils ! Aujourd’hui : Pierre-Yves Gigou.

Pierre-Yves Gigou est entré au Ironman d’Hawaii par la grande porte en terminant 4e chez les 18-24 ans en 2011, à sa première participation sur cette épreuve qui lui a longtemps échappée.  Il est de retour cette année avec une forme physique en pleine ébullition !

 

Et puis Pierre-yves… Tu es à Hawaii depuis bientôt un mois. Comment vont les jambes ? 

En fait ça fait exactement 19 jours que je suis à Kona. Pendant la 1ere semaine, je ne me souviens pas d’une seule journée sans avoir les jambes courbaturées… la 2e semaine à été un peu pour facile musculairement mais la fatigue était belle et bien présente.

En ce début de semaine, je me sens très fort, ce qui me permet de faire des entraînements de bonne qualité à des puissances élevées.

Comment se déroule une journée typique à Hawaii ? 

Cela dépend des objectifs de la journée, mais très souvent je faisais natation de 6h à 7h30 en piscine, ou de 7h à 8h dans l’océan, puis, après un déjeuné rapide, vélo à 8h30 pour 2 à 4h.

En après midi, c’était repas/sieste, puis une ultime course à pied. La plupart du temps c’était des entraînements tri-quotidien. Certains athlètes que j’ai côtoyés allaient jusqu’à 4 entraînements/jour en doublant la natation.

Jusqu’ici la ville devait être assez tranquille. Sauf que les athlètes commencent à arriver en masse. Est-ce que le stress commence à embarquer en vue du 13 octobre ? Comment gère-tu le Ironman week?

Effectivement, je regrette un peu le calme des 2 dernières semaines. C’est certain que de voir autant de compétiteurs, tous aussi fort les uns que les autres, c’est un peu stressant.

Pour ma part je suis plutôt centré vers des objectifs de temps et je suis donc plutôt centré sur moi-même, donc pour le moment je gère très bien le stress d’avant course.

En ce qui concerne ta saison en général, as-tu été en mesure de suivre le plan ?

Oui, ma saison s’est très bien déroulée, exactement tel que planifiée en janvier dernier… Il y a bien eu un épisode de grosse fatigue fin mai/début juin, mais j’ai réussi à gagner  Mooseman 70.3 (8e) et à remonter la pente pour surcompenser pour le championnat Canadien à Magog (3e tout en ayant battu l’ancien record du parcours).

Par la suite, j’ai pris une bonne semaine de repos salvatrice qui m’a permis de faire un gros 15 jours de volume avant l’Ironman de Mont –Tremblant (5 jours de taper) et d’y faire une très belle course, bien au-delà de mes espérances.

J’ai malheureusement coupé sur la récup après Tremblant pour pouvoir refaire un peu de vitesse avant les championnats du monde de 70.3 qui avaient lieu 3 semaines plus tard. J’ai un peu présumé de mes forces et je suis tombé malade avant la course (tout comme les deux dernières années à cette date) si bien que je n’avais pas de très bonnes jambes.

Pour compenser, j’ai essayé d’emmener de plus gros braquets qu’à l’habitude ainsi que de partir plus vite, mais cela n’a fait que réveiller une vieille blessure : le syndrome du piriforme, ce qui m’a condamné à abandonner la course pour ne pas aggraver la blessure. Et pour la fin de saison… et bien résultats à suivre samedi…

En quoi ta préparation pour le mondial de cette année a été différente de cette année ? Le fait d’avoir couru un Ironman à 8 semaines de délai a certainement changé la donne… 

La grosse différence, c’est que l’an passé j’ai seulement commencé à m’entraîner au mois de juin à la remise de mon mémoire de maîtrise (qualifié à Cozumel en novembre 2010).

J’ai donc été sur la pente ascendante tout au long de l’année. Là, je sens que la saison commence à se faire longue et je dois être beaucoup plus prudent dans ma gestion de la fatigue et être particulièrement à l’écoute des petits bobos tendineux/musculaires qui sont de plus en plus présents.

Avec un temps de 9h06 au Ironman de Mont-Tremblant, est-ce qu’on peut croire que tu sera chez les pros bientôt ou bien voudras-tu plutôt devenir le meilleur amateur au monde ? 

Je pense déjà être parmi les meilleurs amateurs du monde et je suis prêt à passer chez les professionnels. Toutefois, d’ici à ce que cela ce que mes revenus d’athlètes soient suffisants pour permette de gagner ma viie (au minimum 30 000$), il faudrait que je sois capable de retrancher mon temps à Mont-Tremblant de 15-20 minutes. Cela ne devrait pas arriver avant 2 à 4 ans, si jamais je continue à garder ma motivation et la passion que j’ai pour ce sport.

Tu es un athlète qui n’a cessé de progresser année après année pour atteindre un niveau impressionnant. Quel est le conseil numéro un que tu donnerais à ceux qui débutent dans le triathlon?

Être patient, être confiant et surtout avoir du plaisir. Ces conseils sont valables autant en compétition qu’à l’entraînement. Par exemple, lorsque j’étais junior je n’ai jamais réussi à me qualifier au championnat de France de triathlon. Autant dire que j’étais très très loin des tous les meilleurs. Seulement dans mon cas la motivation est restée, et voilà où cela m’a mené.

Merci Beaucoup Pierre-Yves et on attend de te voir à Breakfast with Bob ! Bonne course ! 

Je ne suis pas vraiment pressé. J’ai encore un peu de progrès à faire en anglais d’ici là. Mon accent est vraiment horrible ; )

 

 

 

 

Entrevue: Frédéric Boivin

10 oct

À une semaine de la grande messe du triathlon, l’Ironman d’Hawaii, l’équipe Merrell s’est entretenue avec ses 4 athlètes qui seront au départ, samedi le 13 octobre prochain. Ils en sont tous à leur 2e présence au championnat du monde. Nous en avons profité pour faire un retour sur leur saison, discuter de leur préparation à l’épreuve et leur soutirer quelques précieux conseils ! Aujourd’hui : Frédéric Boivin.

Frédéric Boivin a attendu le bon moment avant de débarquer dans l’univers Ironman. Vainqueur à sa première sortie sur la distance de fer à Louisville en 2011, il était catapulté à Hawaii le mois suivant pour finir 6e au monde chez les 18-24 ans. Il revient cette année avec le titre mondial en point de mire.

 

Photo: Guy Bresson

Fred, le moins qu’on puisse dire, c’est que cette année tu as eu le temps de te préparer spécifiquement pour Kona ! 

Premièrement, cette année était une année assez différente pour moi. J’ai commencé à travailler comme ingénieur et j’ai quitté la ville de Sherbrooke pour la ville de Montréal.

Ces 2 points ont eu beaucoup d’influence sur ma préparation et mon entraînement. Comme je savais que j’allais avoir moins de temps de libre et que je devais optimiser mon entraînement, j’ai planifié en début d’année que je devais me qualifier au printemps pour Kona et par la suite avoir du temps pour me préparer.

Ainsi, en début d’année j’ai eu ma qualification pour Kona au Ironman 70.3 Eagleman à mon premier triathlon de l’année. Par la suite, j’ai fais quelques autres courses au Québec et j’ai également gagner le 70.3 de Timberman chez les 18-24 ans, où j’ai effectué une de mes meilleures course à vie.

Depuis cette compétition, je me suis concentré sur ma préparation pour Hawaii. Ma préparation finale a bien été, beaucoup d’intensité comparée au passé et un peu moins de volume que l’année dernière. Malgré quelques petits problèmes physiques, je crois avoir les moyens d’offrir une performance à la hauteur de mes attentes et j’ai bien hâte de voir le résultat.

Il y a un an, tu débarquais au championnat du monde avec 5 triathlons à ton c.v. Comment compte-tu te servir de cette première expérience pour aborder la seconde ?

L’année passée était vraiment une première saison de rêve. J’ai gagné ma première course d’envergure et j’ai eu la chance de réaliser un de mes rêves d’enfance de participer au Ironman d’Hawaii.

Cette année, avec l’expérience de l’année dernière et des compétitions de cette année, je pars la compétition en terrain connu. Je connais la difficulté du parcours, j’ai beaucoup de points de repères et je suis moins émerveillé par tout le spectacle d’Hawaii.

Ainsi, je crois que tous ces éléments vont me permette d’être plus en contrôle de la compétition et d’effectuer une gestion de course exemplaire. Également, je suis ici avec mon coach Pierre-Yves et les autres gars de l’équipe et ça aide beaucoup à gérer le stress, car nous sommes une équipe et nous pouvons affronter l’épreuve ensemble !

À 24 ans et fort d’une 6e place en 2011, on ne peut s’empêcher de penser que tu pourrais rejoindre Pierre Lavoie, qui est le seul québécois à avoir gagné l’Ironman d’Hawaii. Quelle influence a eu Pierre dans ton parcours sportif ?

Comme tout bon Saguenéen qui a pratiqué des sports d’endurance, j’ai grandi en voyant et en admirant Pierre. J’ai connu l’Ironman d’Hawaii en lisant ses exploits dans les journaux de la région.

On peut dire qu’il a toujours été et qu’il est encore une personne que j’admire pour plusieurs raisons. Avec tous ce que Pierre a accompli simultanément, cela me permet de relativiser et de me dire que je ne suis pas si occupé et que je suis également capable de relever plusieurs défis en même temps.

Comment gères-tu le fait que tu joue pour gagner sur la plus grosse course cette fois ?

Personnellement, à chaque fois que je fais une compétition, j’essai de ne jamais me voir comme le favori. J’aime avoir un statut « d’underdog » et pour moi la situation est la même cette année même si je finis 6ième l’année dernière.

On ne sait jamais qui va se pointer, on ne sait pas comment la journée va se dérouler et c’est pourquoi je préfère me concentrer sur les points que je contrôle. J’essais aussi de profiter de la chance que j’ai d’être ici et de pouvoir me mesurer aux meilleurs au monde !

Si je réussi à rester concentrer sur ces éléments et non sur les autres compétiteurs, c’est là que je vais avoir les meilleurs résultats.

Ta carrière de triathlon commence à peine et les gros résultats sont déjà bien présents. Jusqu’où pense-tu que cela peut te mener ?

A long terme, mon objectif est de faire le saut chez les professionnels. Par contre, si je veux être en mesure de performer dans ces rangs, je dois absolument améliorer ma natation.

Je pense que mon futur en triathlon sera grandement influencé par mon évolution dans ce sport. Dans les prochaines années, je dois être capable de rivaliser avec les meilleurs en natation si je veux atteindre d’autres niveaux et voir où cela peut me mener !

Tu n’as certainement pas peur du travail, autant du côté de l’entraînement que dans la vie de tous les jours avec ton emploi d’ingénieur. Que suggère-tu à ceux qui tentent d’atteindre des sommets tant au travail que dans le sport ?

Je crois qu’il faut premièrement fixer ces objectifs dès le départ. Mon ancien coach de vélo, Jude Dufour, nous faisait toujours remplir une feuille en début de saison pour fixer nos objectifs pour l’année. Je me souviens que la première question était quel serait ton plus grand objectif, ton rêve ?

Pour moi, j’applique cette méthode encore aujourd’hui. Tout commence avec un rêve et c’est la seule façon d’être capable de mettre les efforts quotidiennement et pour moi ce principe s’applique aussi bien dans le sport qu’au bureau.

Merci beaucoup Fred et on a hâte de te voir sur la couverture de Triathlete magazine. Bonne course !

Merci Dave !

 

 

Entrevue: Tommy Dion

9 oct

À une semaine de la grande messe du triathlon, l’Ironman d’Hawaii, l’équipe Merrell s’est entretenue avec ses 4 athlètes qui seront au départ, samedi le 13 octobre prochain. Ils en sont tous à leur 2e présence au championnat du monde. Nous en avons profité pour faire un retour sur leur saison, discuter de leur préparation à l’épreuve et leur soutirer quelques précieux conseils ! Aujourd’hui : Tommy Dion.

Tommy Dion est une force tranquille. Sorti de nulle part il y a deux ans en se qualifiant deux fois pour Kona durant la même saison, il a découvert la plus difficile épreuve d’endurance au monde à un très jeune âge. Fort d’une victoire éclatante à Lake Placid en juillet, il est de retour à Hawaii cette année pour briser des cœurs sur la fin du marathon !

Photo: Guy Bresson

Tommy, tu es qualifié pour cette course depuis deux mois maintenant. Comment as-tu géré cette période de préparation à la fois longue et courte?

Tout d’abord, sachant la suite des évènements qui pousserait ma saison jusqu’à la mi-octobre, la récupération était de mise. Je crois que la plus grande erreur à faire était de négliger une partie de cet aspect, ce qui aurait affecté le reste de ma préparation. Il faut prendre son temps, prendre un peu son mal en patience et repartir la « machine » qu’une fois récupéré à 100%.

Dans mon cas, la récupération s’est faite assez rapidement, ce qui m’a surpris. Je crois que même si je suis encore très jeune, mon petit « background » en triathlon en est la cause première.

Suite à cette période j’ai fait un petit bloc d’entraînement de vitesse, pour ensuite tomber dans la préparation spécifique Ironman, signifiant du coup que ma vie sociale allait se faire soit sur mon vélo ou dans mes souliers de course à pied. J’avouerais que depuis le début officiel des cours à l’université, ma préparation n’a pas été un cadeau.

Chaque entraînement était un vrai duel entre ma tête et moi. Une grande partie de moi voulait travailler sur ma maîtrise, mais j’avais un travail à finir, qui se finira le 13 octobre avant 17h.

Tu es débarqué à Kona en début de semaine. Qu’aimes-tu le plus de cet endroit durant l’Ironman ?

C’est difficile d’expliquer cet endroit en mots… à la fois si mythique, l’ile se transforme littéralement en terrain de jeu où les plus grands de ce sport s’amusent. L’ambiance est surréaliste.

Par contre, ce que j’aime particulièrement est l’opportunité de rencontrer une foule de personnes de partout à travers le monde, que ce soit athlètes, représentants, commerçant de la place, etc.

Ils sont d’une grande ouverture, particulièrement pour ceux qui font la compétition !   C’est donc plus qu’une compétition, mais davantage une expérience de vie unique.

Qu’as-tu appris de ton premier championnat du monde, en 2010, alors que tu étais l’un des plus jeunes au départ, à 22 ans?

Facile. La férocité des vents, l’impact que l’eau salée peut avoir ainsi que courir un marathon dans une fournaise. Cette année je vais apprécier le vent, ne pas paniquer à la sortie de l’eau si j’ai des maux de ventre et apprivoiser la chaleur.

C’est ta dernière saison chez les 18-24 ans. Difficile de ne pas avoir un objectif de résultat même en ne connaissant pas ou peu tes adversaires. Laisse-toi aller et dis-nous quel résultat te fait rêver…

Bien dit, mais voilà, je me laisse aller… voici le rêve :

-       Top 10

-       Facilement sous les 10h

Mais, le but premier est de donner TOUT ce que j’ai et si c’est le cas, je ne serai aucunement déçu du résultat et ce, peu importe le temps.

Tu es candidat à la maîtrise en activité physique avec la déshydratation à l’effort comme sujet d’étude. L’Ironman d’Hawaii étant certainement un enfer d’humidité et de chaleur, crois-tu que les données recueillies durant tes expérimentations seront un plus pour toi ?

Tout à fait. Avec les observations que j’ai pu faire, j’ai tiré de bonnes conclusions qui me seront très utiles, à tout le moins concernant l’hydratation et la gestion de course. De plus, avec un autre Ironman dans les pattes, j’ai une meilleure idée des « do and don’t ».

Tu es certainement un exemple de tranquillité et d’humilité dans ce sport excessivement compétitif. Tu es aussi reconnu pour finir tes courses en forces. Quel conseil donnerais-tu pour garder le contrôle de toi-même avant, pendant et après une course ?

Avoir une stratégie de course du début à la fin et ne jamais y faire défaut. Cette stratégie inclut bien sûr des plans B et C, puisqu’il y a toujours des imprévus. C’est donc dans nos devoirs de faire une liste de ce qui peut arriver et de savoir quoi faire si cela vient à arriver.

Aussi, il faut avoir en tête que c’est une course de plusieurs heures… Nous allons tous faire face à des hauts et des bas, mais si la préparation psychologique d’avant course a été adéquate, les risques de tomber du côté sombre seront amoindris. Donc, le plus important est de toujours garder le moral et de sourire !

Merci beaucoup Tommy et on espère que l’asphalte du Queen-K highway n’aura pas trop chaud quand tes souliers vont s’y poser à toute vitesse !

 

 

 

Entrevue: Jérôme Bresson

9 oct

À une semaine de la grande messe du triathlon, l’Ironman d’Hawaii, l’équipe Merrell s’est entretenue avec ses 4 athlètes qui seront au départ, samedi le 13 octobre prochain. Ils en sont tous à leur 2e présence au championnat du monde. Nous en avons profité pour faire un retour sur leur saison, discuter de leur préparation à l’épreuve et leur soutirer quelques précieux conseils ! Aujourd’hui : Jérôme Bresson.

Jérôme Bresson s’est qualifié pour l’Ironman d’Hawaii dès son premier essai, à Lake Placid en 2007. Une fois sur place, il dit y avoir vécu une incroyable expérience. Rapidement passé chez les pros, il n’a jamais recouru dans les champs de lave… jusqu’au 13 octobre prochain !

Jérôme, avec tout ce qui t’es arrivé cette année, commence-tu à croire au destin ?!

Au destin… Non. J’ai du travailler fort pour arriver ici. Que ce soit tant à l’entrainement que mentalement, car, comme tu le sais, le moral allait de haut en bas à chaque semaine.

L’automne passé, j’ai du arrêter l’entrainement sérieux et en janvier, je suis passé sur le bistouri pour une endofibrose de l’artère iliaque. De là, je repartais de très loin, et n’ayant pas de piscine (à Acton-vale) à moins de 30 minutes de route, j’ai sagement décidé de retourner chez les amateurs.

Après quelques mois de patience et d’entrainement sans intensité, j’ai recommencé à être compétitif. Les premières compétitions ont relativement bien été, finissant 6ème au triathlon olympique de Mont-Tremblant en plus d’une victoire sur celui de Drummondville, en passant sous les 2 heures.

Après ça, les problèmes sont revenus. Lorsque je mets de l’intensité, j’ai une perte de puissance dans la cuisse gauche au point de ne pas pouvoir faire les entrainements voulus.

Je suis donc arrivé sur mon premier objectif de la saison, l’Ironman 70.3 de Mont Tremblant un peu fébrile. Comme-ci cela ne suffisait pas, je fais une crevaison après 50km, la réparation est catastrophique car je brise la valve dans le prolongateur de valve. 5’ de perdu et un boyau très peu gonflé, je fini tout de même premier de mon groupe d’âge mais loin, très loin même, de mes objectifs.

Les ennuis continuent lors du championnat Canadien longue distance à Magog, je fais demi tour après 15km de vélo car ma jambe ne répondait plus.

Avec l’aide de quelques médecins, je passe un IRM fait un test de pression intra-musculaire pour avoir plus de précision, mais ces tests se révèlent négatifs. Dernier espoir, une inflammation du psoas qui irriterait le nerf fémoral en faisant un « shut down » au niveau du vaste externe, c’est à dire baisse de la contraction musculaire. Les traitements iront après Hawaii en espérant que ce soit la bonne chose.

Cependant, j’arrive à faire un gros bloc d’entrainement avant l’Ironman de Mont-Tremblant, l’objectif n°1 de la saison.

Tout avait bien commencé, je sors de l’eau en bas d’une heure, une première. Tout va bien en vélo, je suis avec Pierre-Yves et après 55km, nous sommes dans les 4 premiers amateurs. Mais voilà, dans une côte, en changeant de vitesse, ma chaine et/ou mon dérailleur se brise et la chaine n’arrête pas de sauter.

Impossible de continuer et arrivé à la transition, j’essaie de réparer avec le staff technique de l’épreuve mais sans succès. Après une heure de perdue, je décide de baisser pavillon, la rage au ventre.

Par chance, le lendemain, tu m’envoies un message inattendu me disant qu’il restait des places pour l’Ironman de Louisville, ayant lieu une semaine plus tard. C’était quitte ou double.

Après une très courte réflexion de 2 jours, je me retrouve à Louisville, au départ de cette course qui me faisait peur parce que j’avais connu un échec en 2010 à cause de la chaleur.

Finalement, la course se déroule vraiment bien et malgré le peu de volume en course à pied à cause de ma blessure, je réalise un respectable 9h30 et une 8ème place au général, la qualification en poche. Pari gagné.

Pour conclure, le destin a été forcé par une très grosse dose de détermination, et de passion…

Tu es de retour à Kona cinq ans plus tard. Qu’est-ce qui t’avais le plus marqué lors de ta course cette année-là et comment cette expérience te servira-t-elle cette année ?

Deux choses me restent en mémoire. Le levé de soleil au dessus du volcan pendant que tu te prépare pour la course, c’est un arrêt sur image qui te dit « ça y est, j’y suis !!! ».

La seconde chose est la présence du vent. C’est une masse d’air qui se déplace et sans sentir le vent tu te retrouves sur un faux plat descendant à 25km/h, tu te demandes ce qui se passe, tu te retournes et constate que les autres cyclistes ne sont pas plus vites.

Si on exclu l’Ironman de Louisville cette année, tu as vécu la poisse ces dernières années sur cette distance. Crois-tu que ces championnats du monde vont exorciser le démon une bonne fois pour toute ?

J’aimerais, mais je sais qu’il me manque beaucoup pour être au top de ma condition. Grâce à Louisville, j’ai pu régler une bonne partie du problème. Je perds beaucoup de sodium et la plupart des Ironmans que j’ai faits, c’était sous une grosse chaleur. Par le fait même, je n’ai jamais connu de bonnes courses.

Ainsi, en compensant par une alimentation très riche en électrolytes, j’ai pu réaliser une belle course à Louisville. Mais je pense que l’important, c’est de faire SA course sans tomber dans le jeu du « first loop hero »

Avec ce retour en groupe d’âge pour cette saison, abordais-tu les compétitions de la même façon que chez les pros ?

Quasiment, lorsque je me retrouve sur la ligne du départ, l’objectif est d’être le plus tôt possible de l’autre côté de la ligne d’arrivée. Cependant, en amateur, je me retrouve un peu moins seul car la natation étant mon point faible, cela ne prenait pas longtemps avant de perdre les pieds des autres nageurs.

Tu es probablement le meilleur cycliste au Québec sur un triathlon longue distance parmi ceux qui sont capables de courir vite ensuite. Dis-nous ton secret !

Haha !!! Un secret reste un secret ;-)

Plus sérieusement, je pense que je suis capable de soutenir un pourcentage élevé de ma puissance aérobie maximale longtemps et surtout de garder cette puissance très régulière.

Et puis, je suis relativement compact sur mon vélo alors je gagne en aérodynamisme. Une journée ventée pourrait être un avantage, qui sait ?

Encore plus impressionnant, tu es retourné aux études, tu es le père d’une petite fille et tu ne ralentis pas dans l’eau ni sur le bitume. Un autre secret svp ?!

Ici, il n’y a pas de secret. Une conjointe formidable et très patiente, une petite fille de rêve et des beaux-parents attentionnés, ça aide beaucoup. Je ne parle pas de mes parents car ceux-ci sont très éloignés mais ils aident à leur manière également.

Merci beaucoup Jérôme et c’est maintenant l’heure de briser le record de Norman Stadler ! Bonne course !

Ça va chauffer… !!!

Merci à toi et merci à toute l’équipe qui nous permet de vivre ces grands moments magiques.

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